Nous avons confronté Boys Land à trois autres services de magazine en ligne sur la vie homosexuelle sur six critères objectifs, avant de rendre un verdict chiffré.
Verdict — Le seul magazine de ce tableau qui parle de destinations et d'actualité juridique autant que de sexualité, et celui dont on ignore le plus complètement qui l'édite.


| Critère | Boys Land | Cœur à Corps | Gais et Lesbiennes | Monacool |
|---|---|---|---|---|
| Type de service | Magazine en ligne sur la vie homosexuelle | Blog recrutement hôtesses téléphone rose | Guide en ligne pour le public gay et lesbien | Téléphone rose gratuit et sans CB |
| Inscription requise | Non | Oui | Non | Non |
| Disponibilité | Contenu accessible 24h/24 | Horaires au choix de l’hôtesse | Contenu accessible 24h/24 | Nuit et jour |
| Mode de facturation | Accès gratuit | Rémunération à la commission (hôtesses) | Accès gratuit | Numéro gratuit et numéro surtaxé au choix |
| Référencé depuis | — | 2022 | — | 2022 |
| Note de la rédaction | 6,5/10 | 7,2/10 | 6,9/10 | 7,5/10 |
| Accès | découvrir le service | — | — | — |
Le lien ci-dessus renvoie vers le site officiel de Boys Land. video-tabou.com ne perçoit aucune commission sur les appels.
Les quatre rubriques s'ouvrent sans paiement, sans compte et sans coordonnées à laisser.
Cette colonne favorise mécaniquement toutes les adresses éditoriales de ce comparatif, et elle mesure ici une absence d'offre plutôt qu'une générosité. Aucune prestation n'étant fournie, aucune ne peut être facturée.
Aucun renvoi commercial ne vient non plus interrompre la lecture, ce qui n'est pas le cas de plusieurs blogs mieux classés dans ce tableau. Le lecteur y gagne un confort réel et le site y perd probablement sa seule source de financement.
Cette économie explique sans doute une partie des lacunes relevées plus bas. Un magazine sans recette ne s'entretient pas, et cela finit toujours par se voir.
Ni inscription, ni limite de consultation, ni collecte préalable d'information.
Le maximum est atteint sur nos colonnes d'ouverture et de discrétion. La remarque a du poids pour un contenu qui traite d'orientation sexuelle : lire sans laisser de trace n'est pas un luxe pour tout le monde.
Les plateformes à inscription de ce comparatif ne peuvent structurellement pas offrir la même chose. Elles gèrent des profils, donc des identifiants, donc une mémoire de qui a lu quoi.
Le magazine couvre quatre domaines, parmi lesquels les sorties, les destinations accueillantes, l'évolution des droits et les questions de sexualité.
Ce mélange n'a pas d'équivalent dans ce comparatif et il traduit un parti pris. Les autres adresses de ce créneau séparent l'information pratique du contenu érotique ; celle-ci considère qu'un même lecteur s'intéresse aux deux, ce qui correspond mieux à la réalité qu'à l'usage du métier.
La rubrique consacrée aux destinations rend le service le plus concret. Savoir où l'on peut voyager sans difficulté relève de l'information utile, et aucun autre site du tableau ne la fournit.
Le traitement du recours à un professionnel de santé sexuelle mérite aussi d'être signalé. Le sujet est abordé sans dramatisation ni ironie, ton rare sur ce marché où l'on préfère généralement l'éviter.
Aucune mention d'éditeur ne figure sur le site, ni date de mise à jour, ni moyen de joindre qui que ce soit.
Le manque devient franchement gênant sur les rubriques d'actualité juridique. Un article non daté sur l'état des droits ne peut pas être situé, et le lecteur n'a aucun moyen de savoir s'il lit une information courante ou périmée depuis plusieurs années.
L'extension du domaine constitue un signal de moindre importance, mais elle va dans le même sens. Elle n'est pas d'usage courant pour un média francophone, et rien sur le site ne vient compenser cette première impression.
Ce magazine ferme le tableau, et le classement sanctionne l'absence d'informations sur son éditeur bien plus que le contenu lui-même.
Il conviendra à qui cherche une lecture de découverte, sans enjeu, sur des sujets qui vont au-delà de la seule sexualité.
Il ne conviendra pas à qui a besoin d'un renseignement daté, en particulier sur les droits, faute du moindre repère chronologique.
Il ne propose enfin aucun service actif, ce qui le place hors de la logique de la plupart des adresses comparées ici.
Notre conseil de lecture : gardez les pages de sorties et de voyages, qui vieillissent lentement, et recoupez systématiquement ce qui touche au droit. C'est le seul tri qui rende ce site utilisable en l'état.
Reste à situer ce magazine parmi les autres publications éditoriales du comparatif. Il couvre le champ le plus large de toutes, et c'est précisément ce qui l'empêche d'aller au fond d'un seul sujet.
Ce compromis se défend pour un lecteur qui découvre, beaucoup moins pour celui qui sait déjà ce qu'il cherche. Notre classement ne mesure ni l'un ni l'autre, faute d'une colonne capable de peser l'étendue contre la profondeur.